Immigrants/Étrangers, veuves et orphelins : le cœur de Dieu pour les vulnérables
- Truth Be Told

- 26 nov. 2025
- 4 min de lecture
Dans le monde complexe d'aujourd'hui, les discussions autour de l'immigration, de la protection sociale et de l'entraide peuvent souvent paraître insurmontables. Pourtant, si nous nous tournons vers les textes anciens des prophètes hébreux et la Loi de Moïse, nous découvrons une voix remarquablement cohérente et passionnée sur ces questions, centrée sur trois groupes spécifiques : l'immigrant/étranger, la veuve et l'orphelin.
Il ne s'agit pas simplement de notes de bas de page mineures dans le manuel d'instructions divines ; elles sont présentées comme les piliers fondamentaux d'une société juste et droite, et comme une préoccupation centrale du caractère même de Dieu.
Une norme universelle de justice
Comme nous l'avons vu, le prophète Amos commence son livre par une sévère dénonciation des nations voisines d'Israël. Ces nations ne sont pas condamnées pour leurs croyances religieuses, mais pour leurs violations flagrantes de la dignité humaine et de la compassion. Damas « battait Galaad avec des instruments de fer tranchants » (Amos 1:3), Tyr se livrait à la traite des esclaves (Amos 1:9) et Ammon commettait des crimes de guerre indicibles (Amos 1:13).
Cette série d'oracles établit une vérité théologique fondamentale : Dieu est le Juge Souverain de toute la terre. Ses critères de justice, de miséricorde et de dignité humaine ne se limitent pas à une nation ou à un peuple ; ils sont universels. L'inhumanité, où qu'elle se produise, est une atteinte à son caractère et entraînera son châtiment.
Au cœur du droit : Prendre soin de l’« étranger » (immigrant)
Lorsque Dieu établit son alliance avec Israël, le commandement de prendre soin des plus vulnérables est primordial. À maintes reprises, l’« étranger » (en hébreu : ger ), souvent compris comme un résident étranger ou un immigrant, est désigné comme nécessitant une protection particulière.
Pourquoi une telle insistance ? La réponse divine est directe et poignante :
« Vous n’opprimerez point l’étranger, car vous connaissez le cœur de l’étranger, parce que vous avez été étrangers au pays d’Égypte. » (Exode 23:9)
Ce commandement ne relève pas uniquement de la légalité ; il s’agit d’ empathie née d’une expérience partagée. Les Israélites, ayant enduré l’amertume de l’esclavage et de l’aliénation en Égypte, étaient particulièrement bien placés pour comprendre la vulnérabilité, la peur et les difficultés de ceux qui étaient considérés comme « autres ». Ce souvenir historique devait nourrir leur compassion.
Outre le fait de ne pas les opprimer, la Loi exigeait une prise en charge active et une inclusion :
Égalité devant la justice : « Vous aurez la même loi pour l’étranger et pour l’Israélite. » (Lévitique 24:22)
Provision : Les étrangers devaient glaner dans les champs, ce qui leur assurait d'avoir de la nourriture (Lévitique 19:9-10).
L’amour : « Vous aimerez l’étranger comme vous-mêmes, car vous avez été étrangers au pays d’Égypte ; je suis l’Éternel, votre Dieu. » (Lévitique 19:34) Ce passage élève le traitement de l’étranger au même niveau que le plus grand commandement : aimer son prochain comme soi-même.
La veuve et l'orphelin : le test décisif de la rectitude
Au même titre que l'étranger, la veuve et l' orphelin représentent les plus vulnérables de la société. Privés de la protection masculine traditionnelle et du soutien familial dans les sociétés patriarcales antiques, leur bien-être devenait un indicateur direct de la droiture d'une communauté.
Les prophètes associent systématiquement l'oppression de ces groupes au péché national et au jugement imminent :
L'appel à la justice d'Isaïe : « Apprenez à faire le bien ; recherchez la justice, corrigez l'oppression ; rendez justice à l'orphelin, défendez la veuve. » (Isaïe 1:17)
Avertissement de Jérémie : « Si vous pratiquez véritablement la justice les uns envers les autres, si vous n’opprimez pas l’étranger, l’orphelin ou la veuve, et si vous ne répandez pas le sang innocent en ce lieu… alors je vous laisserai y demeurer… » (Jérémie 7:5-7)
L'impératif de Zacharie : « Ainsi parle l'Éternel des armées : Rendez justice, soyez bienveillants et miséricordieux les uns envers les autres, n'opprimez pas la veuve, l'orphelin, l'étranger ni le pauvre, et que nul d'entre vous ne médite le mal contre son prochain. » (Zacharie 7:9-10)
Ces versets sont sans équivoque. Ils proclament haut et fort que le traitement réservé aux membres les plus vulnérables de la société n'est pas un acte de charité facultatif, mais une exigence impérative de la justice divine. Les négliger ou les opprimer est perçu comme un affront direct à Dieu lui-même.
Un défi pour aujourd'hui
Les voix prophétiques antiques résonnent encore avec une actualité brûlante. Elles nous invitent à dépasser les frontières nationales, les idéologies politiques et les considérations économiques et à nous interroger : comment traitons-nous les plus vulnérables parmi nous ? Avons-nous conscience de notre humanité et de notre histoire communes ?
Le témoignage biblique est clair : une société qui honore véritablement Dieu est celle qui recherche activement la justice, la compassion et la protection envers l’immigrant, la veuve et l’orphelin. Elle témoigne de la profonde compassion de Dieu pour ceux qui n’ont ni voix, ni pouvoir, ni autre recours que sa divine justice.



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